Photos of the Day : Sofia Coppola’s movies

  Il y a eu Virgin Suicides en 1999, Lost In translation en 2003, Marie Antoinette en 2006, Somewhere en 2010 puis The Bling Ring en 2013. Chez Coppola fille, ce qui marque tout dabord c’est la maîtrise de la caméra : les mouvements en parfaits accords avec les ressentis des héros. La lenteur suicidaire des jeunes vierges de Virgin Suicides, l’ennui total de l’acteur de cinéma américain dans Somewhere, les rythmes saccadés des jeunes kleptomanes de The Bling Ring ou encore les tourbillons de Marie antoinette et de sa cour.

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  Hormis les mouvements, chez Coppola on retrouve aussi une précision des plans au plus près des personnages et de leur quotidien, de leur pulsion, de leur monde intérieur : parceque les films de Coppola parlent de voyages, ceux que l’on fait a l’interieur de nous mêmes afin de trouver qui nous sommes. Ceux qui nous aident à voir la délicatesse au plus profond de l’ennui.

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Voila, chez Coppola on s’ennuie beaucoup. Mais attention, on le fait avec classe, comme un luxe de privilégié. Et pour masquer cet ennui les héros se noient dans les artifices, les paillettes, les karaokés tokyoïtes aux néons roses, le champagne, le jeu, la mélancholie, les escort girls, les vêtements de Luxe, les villas hollywoodiennes… Tout est bon pour les personnages si cela peut les faire sortir de leur introspection perpetuelle. La réalisatrice leur tissent des toiles pour mieux les proteger du monde exterieur et ils évoluent dans leur cocon loin de la réalité, dans le monde des rêves.

 

  Chez Coppola, on vit dans le luxe très souvent, on a eu une vie dans un monde privilégié ou on désire à tout prix en faire parti. La plupart de ses films sont une sorte de réference à sa vie d’enfant star à Los angeles, dans le berceau cinématographique aseptisé de l’amérique. Comme Marie Antoinette elle est tombé dans le faste sans le vouloir, comme la petite fille de Somewhere ,son père est absent et elle s’ennuie dans des hotels de luxe sur Sunset Bvd. Les Villas de milliardaires de Beverly qu’elle filme dans The bling ring n’ont pas de secrets pour elle. Elle sait d’ou elle vient et elle sait de quoi sont capable les gens pour vivre aussi bien qu’elle. Mais pourtant, encore et encore, après avoir tout eu tout de suite et trop tôt : elle s’ennuie.

  Toutes les héroïnes de Coppola évoluent donc dans ces mondes là mais pas dans un silence glacial. Leur ennui est musical, il est une douce mélodie de Air, Phoenix ou encore Jesus and Mary chains. Dans Virgin Suicides, les morceaux de AIR, éléctroniques et doux, nous font voyager et nous permettent de mieux voir à travers les yeux rêveurs des jeunes filles perdues. Dans Lost In translation on entend même de la K pop chanté par Murray et Johansson et Marie Antoinette fait la fête sur Hong Kong Garden de Siouxie and the banshees pendant que au Chateau Marmont on bronze avec The strokes.

Alors qu’attendez vous pour voir ou revoir les oeuvres de Sofia Coppola, pour vous aussi vous surprendre à vous ennuyer tout en trouvant cela digne du 7 eme art?

Juliette (1)

2 réflexions sur “Photos of the Day : Sofia Coppola’s movies

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