REVOIR WATHEVER WORKS

Après avoir aimé l’ambiance 30’s, délicieusement vintage de Café Society, je me suis penché un peu mieux sur la filmographie du grand Woody Allen. J’avais bien aimé la période Européenne : Vicky Christina Barcelona, Match Point, To Rome with Love ou encore Midnight in Paris, mais je ne m’étais que trop peu renseigné sur la période ultime : la New Yorkaise! Hormis le génial Annie Hall, je n’avais pas eu l’idée de voir le reste de sa longue filmographie ( une quarantaine de films quand même!) mais en cherchant dans la filmographie de Evan Rachel Wood, je suis tombé sur un film trop vite oublié : Wathever Works. Sorti en 2009, cette comédie vaut le coup d’être vu et encore revue.

Le film commence sur une scène où le héros et narrateur explique son histoire: face caméra, comme une apparté théâtrales. Evidemment l’histoire de ce vieux scientifique, presque prix Nobel, est teinté d’hypocondrie, de crises de paniques, de vision négative du monde et de pensées sur la mort ou le suicide. Vous allez me dire : il n’y a rien de comique à cela ! Sauf que le génie de Allen est de transformer des problèmes du quotidien et des angoisses existentielles en une avalanche d’humour noir.

Écoute, laisse-moi t’enseigner quelque chose sur l’amour, naturellement il y a des exceptions à ce que je vais te dire, mais ce sont les exceptions, pas la règle. L’amour, en dépit de ce qu’on peut te raconter, ne triomphe pas de tout et de toute façon ne dure pas. À la fin les aspirations romantiques de notre jeunesse se réduise à « après tout si ça marche ».

Bref, le héros, Boris ( une sorte de Woody Allen  caricaturale ), parle seul à un public pseudo-imaginaire et après avoir quitté sa femme sans raison apparente, se retrouve seul dans un appartement minable de Greenwich et gagne sa vie en enseignant (violemment) les échecs à des enfants traumatisés à vie. Le soir il retrouve ses amis dans les petits bars et parle judaïsme et sens de la vie. Un jour pourtant, il rencontre une jeune ‘idiote’ du Mississipi, perdue à NY pour vivre ses rêves illusoires. Son QI est pour Boris semblable à celui d’un insecte et sa seule formation comme elle le dit elle même est celui ‘ en partie de jambes en l’air ‘. Il n’y a alors rien de plus diffèrent que les deux protagonistes sauf que voilà on est dans un Woody Allen et malgré les suicides ratés : il y a toujours la lumière au bout du tunnel.

C’est pas croyable… Le facteur chance dans la vie. C’est époustouflant ! Tu entres dans le monde, par le plus complet hasard, quelque part au bord du Mississipi. Alors que je suis moi le produit de l’union de Samy et Yeta Yelnikoff dans le Bronx, des décennies plus tôt. Et par le plus astronomique des enchaînement de circonstances, nos chemins se croisent.

Ce drôle de couple tombe néanmoins amoureux (les relations hommes mures et jeunes filles plaisent toujours au réalisateur) et s’en suivent une multitude de clichés pourtant drôles mais jamais méchants sur le mariage, la dévotion et la sexualité.

Quoi qu’il en soit, tout est bien qui finit bien et tout le monde s’amuse et tombe amoureux, parce que malgré le pessimisme de Boris, le monde ne peut au fond qu’être régi que par l’amour et si il y en a qui n’oserait pas se jeter à l’eau il faut juste leur dire :

WATHEVER WORKS.

 

Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à commenter et si vous avez des avis sur ce film aussi ! Bisous xx

 

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